Disparition du foncier agricole

En 2009, l’agriculture s’étend sur 54% du territoire métropolitain contre 72% en 1950 et 58% en 1970.

La pression sur les terres agricoles, principalement due à l’ artificialisation des sols s’accélère sur la dernière décennie . Sur la période 1992-2003, l’avancée moyenne des sols  artificialisés  était de 61 000 ha par an, soit 1 département tous les 10 ans; entre 2006 et 2009, les sols agricoles et naturels ont perdu 86 000 ha en moyenne annuelle, soit l’équivalent d’un département tous les 7  ans.

Cette évolution conduit donc aujourd’hui à la consommation à des fins non agricoles de 236 ha par jour , soit la disparition de l’équivalent de 3  fermes par jour.

En outre, cette  artificialisation  touche surtout les meilleurs sols agricoles : en France métropolitaine, entre 2000 et 2006, les sols de très bonne qualité agronomique, représentent en effet, plus d’un tiers des surfaces agricoles artificialisées au niveau national.